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Dear…

Dear all,

Vous vous demandez ce qu’est Dear ? Considérez dans ce cas que c’est un lieu de rendez-vous où critiques, journalistes, penseurs contemporains et artistes se rencontrent ; un lieu où le temps est compté et où les archives s’altèrent. Ce site internet rend public leurs correspondances, en publiant automatiquement le contenu brut de leurs emails.


À propos de Dear

Trop souvent « traduites », appauvries, par l’exercice contraint de l’entretien ou des propos rapportés, les relations privilégiées qu’établissent critiques et artistes tout au long du processus de création semblent dissimulées derrière un masque froid.
Créé au printemps 2015, Dear entend mettre en lumière ces correspondances invisibles par un échange épistolaire publique et sans filtre ; avec la volonté de mettre à l’épreuve, par l’exigence d’un dialogue soutenu, le processus de production lui-même.
Par l’urgence qu’entraine l’absence d’échanges, laissant s’éloigner, jour après jour, le message précédent ; par la mise en page automatique d’un contenu brut envoyé par email, et par la disparition progressive, immuable des données et des reflexions d’hier ; Dear vise à engager le dialogue décomplexé d’un artiste et d’un critique, afin de construire, à deux, une reflexion commune.


Crédits

Dear est une initiative de l’association Simon Bolivar, composée de Cédric Aurelle, Marie Descourtieux, Gilles Drouault, Caroline Ferreira, Emmanuelle Lequeux et Claire Moulène.
Développement de la plateforme : Clément Ducerf.
Élaboration du projet : Adel Cersaque.


Dear bénéficie d’une bourse du DICREAM.


Dear all,

If you do wonder what is Dear, you might as well think of it as a meeting place, where critics, journalists, contemporary thinkers and artists gather ; a place where time is counted and archives alterable. This website is the public display of their live correspondences, automatically publishing the raw content of their emails.


About Dear

Too often “translated”, impoverished by the constrained practice of the interview, the exclusive relationship between critics and artists seem to be concealed behind a cold mask.
Created in spring 2015, Dear aims to shine a light on these hidden activities through a public, unrevised correspondence; with the will to challenge, by a constant dialogue, the process of production itself.
With the urgency of preventing time from setting apart one message from the other; through the automated formatting of a raw email content, and as material and past considerations progressively vanish, Dear intends to initiate an upfront dialogue between an artist and a critic, in order to put together a common reflexion.


Credits

Dear is the joint initiative of the Association Simon Bolivar:
Cédric Aurelle, Marie Descourtieux, Gilles Drouault, Caroline Ferreira, Emmanuelle Lequeux and Claire Moulène.
Development of the platform: Clément Ducerf.
Created by Adel Cersaque.


Dear received a grant from the DICREAM.


Ève Chabanon

Ève Chabanon graduated from the École des Arts Décoratifs, Strasbourg. She continued her studies with a Master in “exhibiting contemporary art” at Paris IV Sorbonne University. In 2012, under the name of Encorencore, she was invited by the Parisian artist run space 22RUEMULLER to program a six-month cycle of exhibitions, conferences, concerts, publications and workshops. In 2014, she became chief editor for the art centre Les Laboratoires d’Aubervilliers, France. In 2015, she was commissioned by the graphic design studio Bizzarri-Rodriguez to devise Specimen, a publication highlighting their new typeface, for which she received a grant from the CNAP (National Centre of Visual Art). In 2016, she joined the publishing house Tombolo Presse. She is currently undertaking research as an associate of the Open School East, London. Through an artistic practice that is at once visual, textual, and performative, Ève Chabanon creates new contexts of gathering. She forges intimate relationships within communities or educational structures, and creates objects or situations that provoke an audiences involvement in a collective process.

Salut Dear Ève, je ne pensais pas te voir avant de te répondre. C’était bien de se croiser à Londres, j’ai été heureux de voir la Open School East, toi, et les autres.

> Raphaël, à quoi tu penses quand je te dis : « site de vente flash en ligne
de produits de soin et de beauté à vocation pédagogique » ?

Je pense simultanément à :
– une niche commerciale (wannabe youtube makeup artist)
– deux bons mois de travail pénibles de développement
– un potentiel projet activiste techno-feministe
cet objet fascinant ou encore celui-ci

Ton expérience avec ces filles à l’air enrichissante, en contraste (mais peut-être pas tant que ça) avec le projet G. Body Work que tu as mené avec les apprentis en carrosserie d’Aubervilliers. Dommage de ne pas pouvoir faire faire un peu de code à ces jeunes filles de la banlieue de Londres. Tenter de susciter un intérêt pour le programme informatique à des jeunes futures esthéticiennes aurait été un challenge fort intéressant. Peut-être suis-je à côté de la plaque, n’empêche que de nouvelles idées me viennent à chaque fois que j’y pense. Ce sera pour une autre occasion je suppose !

De mon côté je viens de terminer la documentation de mon dernier projet Huxtable, une installation qui propose de comparer comment un humain et un programme informatique perçoivent ce qui existe entre deux images. Ce projet fait suite à mes recherches autour de la notion de différences entre deux versions d’un objet (numérique ou non).
Je trouve fascinant la manière dont une différence peut être active. En informatique, un « Diff », c’est à dire ce qui diffère entre A et B, peut transformer A en B et B en A. Cette différence devient un programme à elle seul ! C’est un « patch ». Ces notions d’action à double sens en font des sujets d’études très riches, qui défient les notions de temporalités que nous percevons quotidiennement.
Huxtable à IPN Toulouse

Donne-moi des nouvelles de ton projet et de toi, je te laisse avec deux pistes musicales que j’ai choisies pour leur groove.

Raphaël

data:text/html;charset=utf-8;base64,CgoKCgoKCgoKCgoKCgoKCgoKCgoKCgoKCgoKCgoKCgoKCgoKCgoKCgoKCgoKCgoKCgoKPCEtLSBEMyAyMDE2IGJ5IFJhcGhhw6tsIEJhc3RpZGUgZm9yIMOIdmUgQ2hhYmFub24gLS0+CjxzdHlsZT4KYm9keXtiYWNrZ3JvdW5kOiM0MDQwNDA7IHBhZGRpbmctdG9wOjZ2aDt9CgouZGR7cG9zaXRpb246Zml4ZWQ7IHRvcDoxNXZoOyBsZWZ0OjE2dnc7IGJveC1zaGFkb3c6MCAwIDEwMHB4IGJsYWNrOyBib3JkZXItcmFkaXVzOjEwdmg7IHdpZHRoOjYwdnc7IGhlaWdodDo2MHZoOyB9Cgpwe3Bvc2l0aW9uOmZpeGVkOyBib3R0b206MHB4OyByaWdodDowdnc7dHJhbnNmb3JtOnJvdGF0ZSgtOTBkZWcpOyBmb250LXNpemU6MjB2aDsgdHJhbnNmb3JtLW9yaWdpbjpib3R0b20gcmlnaHQ7IGNvbG9yOiMyMjE7fQpwOmhvdmVye3RleHQtZGVjb3JhdGlvbjp1bmRlcmxpbmU7fQpAa2V5ZnJhbWVzIGEgewogIDAlIHttYXJnaW46IDA7fQogIDUwJSB7bWFyZ2luOiA1cHg7fQogIDEwMCUge21hcmdpbjogMHB4O30KfQoKIC5kaSB7IHdpZHRoOiAwOyBoZWlnaHQ6IDA7IGJvcmRlcjogNTBweCBzb2xpZCB0cmFuc3BhcmVudDsgYm9yZGVyLWJvdHRvbTogMjBweCBzb2xpZCAjMkM3NDQzOyBwb3NpdGlvbjogcmVsYXRpdmU7IHRvcDogLTUwcHg7IH0gLmRpOmFmdGVyIHsgY29udGVudDogJyc7IHBvc2l0aW9uOiBhYnNvbHV0ZTsgbGVmdDogLTUwcHg7IHRvcDogMjBweDsgd2lkdGg6IDA7IGhlaWdodDogMDsgYm9yZGVyOiA1MHB4IHNvbGlkIHRyYW5zcGFyZW50OyBib3JkZXItdG9wOiA3MHB4IHNvbGlkICMyQzc0NDM7IHRyYW5zaXRpb246YWxsIDNzIGxpbmVhcjsgY3Vyc29yOmNyb3NzaGFpcjt9Ci5kaTpob3ZlcjphZnRlcntib3JkZXItc3R5bGU6ZG90dGVkOyBib3JkZXItY29sb3I6YmxhY2s7fQouaW57Y29sb3I6I0NENjQ4MTt9Cjwvc3R5bGU+Cgo8Ym9keT4KCjxwIGNsYXNzPSJpbiI+4pePPC9wPgo8ZGl2IGNsYXNzPSJkaSI+PGRpdiBzdHlsZT0id2lkdGg6IDY0MHB4OyBib3JkZXItcmFkaXVzOjIwcHg7IGhlaWdodDogMzYwcHg7IG92ZXJmbG93OiBoaWRkZW47IHBvc2l0aW9uOiByZWxhdGl2ZTsiIGNsYXNzPSJ2aWRlbyI+PGlmcmFtZSBzcmM9Imh0dHA6Ly95b3V0dWJlLmNvbS9lbWJlZC9vSlVSZzZnd0JmMD9hdXRvcGxheT0xJmxvb3A9MSZoZD0xJmNvbnRyb2xzPTAmbW9kZXN0YnJhbmRpbmc9MSZpdl9sb2FkX3BvbGljeT0zJnJlbD0wJnNob3dpbmZvPTAmcGxheWxpc3Q9b0pVUmc2Z3dCZjAiIHN0eWxlPSJwb3NpdGlvbjogYWJzb2x1dGU7IHRvcDogMHB4OyBsZWZ0OiAwcHg7IHdpZHRoOiA2NDBweDsgaGVpZ2h0OiAzNjBweDsiIGlkPSJva3BsYXllciIgYWxsb3dmdWxsc2NyZWVuPSJhbGxvd2Z1bGxzY3JlZW4iIG1vemFsbG93ZnVsbHNjcmVlbj0ibW96YWxsb3dmdWxsc2NyZWVuIiB3ZWJraXRhbGxvd2Z1bGxzY3JlZW49IndlYmtpdEFsbG93RnVsbFNjcmVlbiIgc2VhbWxlc3M9InNlYW1sZXNzIiBzY3JvbGxpbmc9Im5vIiBmcmFtZWJvcmRlcj0iMCIgaGVpZ2h0PSIzNjAiIHdpZHRoPSI2NDAiPjwvaWZyYW1lPjwvZGl2PjwvZGl2PgoKPC9ib2R5Pgo=


La suite…


Je te disais donc que je travail maintenant avec une classe de quatre
filles en Esthétique, que je rejoins chaque vendredi, un peu comme pour un
stage d’observation. Je pense avoir réussit à m’intégrer au groupe en me
portant volontaire pour une épilation de la section entre les deux sourcil…
Une expérience douloureuse mais nécessaire. En dehors du poil, le programme
couvre également des techniques de pédicure, de manucure, de *nail art *et
de maquillage. Afin de rendre les choses plus concrètes, il est demandé aux
élèves de développer un « projet », qui consiste à maquiller, coiffer et
manucurer quelqu’un, pour l’examen final, suivant une planche de tendance
composée individuellement.
Les filles du groupe travaillent respectivement sur : Cendrillon (le
personnage de Disney), Harley Quinn (de Suicide Squad), Jasmine (du film
Disney aussi), et enfin une sorte de vamp’ composite aux yeux très noir et
aux lèvres très rouges. Aussi, j’utiliserai dorénavant le nom de ces
personnages afin de préserver l’anonymat des demoiselles et de placer dans
nos échanges quelques éléments de fiction.

Les filles s’entrainent sur des têtes de mannequins peau-latex et au
toucher plus ou moins réaliste. Elles rallent parce que les produits
n’accrochent pas, que les visages s’obstinent à garder les yeux clos ou
s’imprègnent des couleurs… Certaines élèves persévèrent tandis que d’autres
s’échappent déjà aux toilettes ou promènent leur regard par la fenêtre vers
les garçons qui fument des clopes. — « Je peux aller m’en griller une ? »,
tente Harley Quinn —« Ça va pas non ! », répond la prof. Cendrillon, qui
semblait jusqu’alors s’appliquer à un make-up nude (cela dit-en passant, as
tu déjà noté comme les termes « couleur chaire » ou « nude » sont racistes
?), tourne son mannequin à notre intention. Elle l’a fardé d’un sacré
coquard pailleté. En voyant l’air désespéré de sa prof, elle rit et
s’explique : il s’agit de son interprétation du *dark side* du personnage
qui, soyons honnête, à bien dû s’en prendre quelques unes par sa marâtre.
Cendrillon pointe l’une des images collée sur sa planche de tendance. Les
couleurs, poussées à saturation lors de l’impression, peuvent effectivement
laisser penser à un hématome, plutôt que du blush sur la joue du dessin
animé. Sa responsable lui demande avec beaucoup de douceur d’arrêter de
dire des sottises, puis lui montre comment reprendre son make-up.
Cette femme dégage beaucoup de force et de douceur. Si elle peut sembler
parfois lassée ou fatiguée, elle reste pourtant extrêmement attentive à ses
protégées. Elle m’explique qu’il ne faut pas cesser de les tenir occuper,
qu’elle apprend beaucoup des filles. Elle me laisse également comprendre
qu’une seule d’entre elles semble pour l’instant se destiner à un avenir
dans l’esthétique cosmétique.
À la fin du cours, Jasmine nettoie de bonne humeur les plans de travail et
lance, un souri en coin, « I can’t wait to be a housewife. Vous devriez
voir ma chambre, tout est tellement propre ».
J’aime bien Jasmine, elle est vraiment l’incarnation de ce que ma mère
appelle une chipie.

La semaine prochaine, seulement Harley Quinn et Vamp’ seront présentes.
J’ai proposé un atelier de création de vernis à ongle avec différents
pigments et paillettes… J’espère recevoir les composants et le matériel à
temps.
Je réalise maintenant que l’idée du code-club, dont nous avions discuté,
semble quelque peu prématurée et surtout pas très adaptée. Il est temps de
rentrer dans le projet, de commencer à s’échapper des lignes et improviser…

Raphael, à quoi tu penses quand je te dis : « site de vente flash en ligne
de produits de soin et de beauté à vocation pédagogique » ?


hâte de te lire,

by by
XX
Eve


PS : J’en profite, puisque nous publions sur une plate-forme publique, pour
jeter une bouteille à la mer et inviter les courageux(ses) lecteur(trices)
qui nous suivent toujours, si il y en a, à réagir à cette conversation en
envoyant des remarques, des références, des recettes, des suggestions
musicales, etc. à cette adresse : contact@balmoral.com… Merci d’avance !

Dear Raphaël,

Long time no see…

Cette histoire d’encodage base64 utilisant 64 caractères m’a fait tout d’un
coup prendre conscience des limites concrètes de nos modes de communication
au sens large, comme sur les réseaux sociaux. J’ai donc apprit par exemple
que sur Twitter, un tweet comprenait un maximum de 140 caractères, en
sachant qu’un lien compte entre 23 et 24 caractères ; que chaque image (ou
GIF ou video) compte pour 24 caractères ; que la taille idéale d’un tweet
est de 100 à 120 caractères ; que la taille idéale d’un hashtag est de 10
caractères maximum.
Sur Instagram, les légendes des images sont limitée à 2200 signes et à un
30 maximum de hashtags. En ce qui concerne Facebook, la taille idéale d’un
statut est de max 40 caractères bien que la taille maximum d’un statut est
d’un peu plus de 63 000 caractères – tu peux donc, dans l’idée, balancer
des livres entier. Ce chiffre approximatif est justifié de la sorte par Bob
Baldwin : « I set the exact limit to something nerdy. Facebook… Face Boo K…
hex(FACE) – K… 64206 – 1000 = 63206. » Ce que signifie que Baldwin à obtenu
ce nombre en utilisant le système hexadécimal pour interpréter « FACE » soit
64,206 auquel il a soustrait « K » pour « kilo- » soit 1,000 et est donc
arrivé à 63,206 ! Bien que pour être tout à fait honnête, je ne suis
absolument pas sûr de ce que j’avance… Tu me corrigeras peut être.

Sinon, le projet dont nous avions discuté au Café des Délices, à finalement
débuté la semaine dernière. Je me suis rendue en banlieue est de Londres
dans un centre d’accompagnement pour jeunes. Il y est proposé une aide au
développement personnel couplée à des formations techniques et manuelles
variées afin d’enclencher, à posteriori, une orientation professionnelle
non déterminée par l’ économie du savoir. Les élèves ont ainsi à leur
disposition un garage, un atelier métal, un atelier bois et un salon de
beauté.
Cette dernière option, si l’on en crois le site internet, a été crée pour «
rétablir la balance » entre filles-garçons. C’est également ce que m’a
soutenu le directeur et créateur du centre, dont la chaleur et
l’enthousiasme concernant ses protégées m’a motivé à poursuivre dans cette
direction.

Je dois filer, mais te raconte la suite cette après-midi…


A tout de suite,

Eve

data:text/html;charset=utf-8;base64,wqHCocKhwqHJkMmlyZDJpQ==

Dear Ève,

J’espère que tu vas bien et qu’il reste des morceaux d’été à Londres. Je profite de ton silence qui doit être lié à ton actualité ٩( ᐛ )و  pour t’informer d’un détail : j’ai appris récemment par l’intermédiaire des concepteurs du site que les textes sur cette plateforme se dégradaient avec le temps. Je voulais te faire part de cette contrainte qui n’est pas sans questionner mes « pièces jointes » en base 64. J’espère que ton sommeil n’en sera pas troublé.

data:text/html;charset=utf-8;base64,PCEtLSBEMiAyMDE2IGJ5IFJhcGhhw6tsIEJhc3RpZGUgZm9yIMOIdmUgQ2hhYmFub24gLS0+CjxzdHlsZT4KYm9keXtiYWNrZ3JvdW5kOndoaXRlOyBwYWRkaW5nLXRvcDo2dmg7fQppbnB1dHthbmltYXRpb246IGEgNXMgaW5maW5pdGU7fQppbnB1dHtib3JkZXI6MXB4IHNvbGlkIHRvbWF0bzsgYm9yZGVyLXJhZGl1czoxMHB4O2JveC1zaGFkb3c6MCAwIDEwcHggdG9tYXRvO30KLmRke3Bvc2l0aW9uOmZpeGVkOyB0b3A6MTV2aDsgbGVmdDoxNnZ3OyBib3gtc2hhZG93OjAgMCAxMDBweCBibGFjazsgYm9yZGVyLXJhZGl1czoxMHZoOyB3aWR0aDo2MHZ3OyBoZWlnaHQ6NjB2aDsgfQoucHB7cG9zaXRpb246Zml4ZWQ7IGJvdHRvbTowcHg7IGxlZnQ6NzB2dzsgd2lkdGg6NHB4OyBoZWlnaHQ6MTAwdmg7IGFuaW1hdGlvbjpiIDJzIGluZmluaXRlOyBvcGFjaXR5Oi43O30KcHtwb3NpdGlvbjpmaXhlZDsgYm90dG9tOjBweDsgcmlnaHQ6MHZ3O3RyYW5zZm9ybTpyb3RhdGUoLTkwZGVnKTsgZm9udC1zaXplOjIwdmg7IHRyYW5zZm9ybS1vcmlnaW46Ym90dG9tIHJpZ2h0OyBjb2xvcjojMjIxO30KcDpob3Zlcnt0ZXh0LWRlY29yYXRpb246dW5kZXJsaW5lO30KQGtleWZyYW1lcyBhIHsKICAwJSB7bWFyZ2luOiAwO30KICA1MCUge21hcmdpbjogNXB4O30KICAxMDAlIHttYXJnaW46IDBweDt9Cn0KQGtleWZyYW1lcyBiIHsKICAwJSB7YmFja2dyb3VuZDogIzAwMDt9CiAgNTAlIHtiYWNrZ3JvdW5kOiB0b21hdG87fQogIDEwMCUge2JhY2tncm91bmQ6ICMwMDA7fQp9CiAuZGkgeyB3aWR0aDogMDsgaGVpZ2h0OiAwOyBib3JkZXI6IDUwcHggc29saWQgdHJhbnNwYXJlbnQ7IGJvcmRlci1ib3R0b206IDIwcHggc29saWQgYmxhY2s7IHBvc2l0aW9uOiByZWxhdGl2ZTsgdG9wOiAtNTBweDsgfSAuZGk6YWZ0ZXIgeyBjb250ZW50OiAnJzsgcG9zaXRpb246IGFic29sdXRlOyBsZWZ0OiAtNTBweDsgdG9wOiAyMHB4OyB3aWR0aDogMDsgaGVpZ2h0OiAwOyBib3JkZXI6IDUwcHggc29saWQgdHJhbnNwYXJlbnQ7IGJvcmRlci10b3A6IDcwcHggc29saWQgYmxhY2s7IHRyYW5zaXRpb246YWxsIDNzIGxpbmVhcjsgY3Vyc29yOmNyb3NzaGFpcjt9Ci5kaTpob3ZlcjphZnRlcntib3JkZXItc3R5bGU6ZG90dGVkOyBib3JkZXItY29sb3I6YmxhY2s7fQoKPC9zdHlsZT4KCjxib2R5Pgo8ZGl2IGNsYXNzPSJkZCI+PC9kaXY+CjxkaXYgY2xhc3M9InBwIj48L2Rpdj4KPGRpdiBjbGFzcz0iZGkiPjwvZGl2Pgo8cD4uLi48L3A+CjwvYm9keT4KPHNjcmlwdD4KCmZvciAodmFyIGkgPSAwOyBpIDwgMTAwOyBpKyspIHsKYignaW5wdXQnKTsKfQoKZnVuY3Rpb24gYihlbCkgewp2YXIgZWwgPSBkb2N1bWVudC5jcmVhdGVFbGVtZW50KGVsKTsKZG9jdW1lbnQuYm9keS5hcHBlbmRDaGlsZChlbCk7Cn0KCjwvc2NyaXB0Pg==

Dear Ève Chabanon,

L’encodage base64 fait partie des méthodes d’encodages utilisées –entre autres– pour transférer le contenu des emails. Cet encodage ne permet pas de réduire la taille du contenu encodé, au contraire il l’augmente. En revanche il est efficace pour encoder des média à partir de leurs code binaire. Par exemple, une image peut-être transmise en base64, ce qui est très pratique pour intégrer une image à un email par exemple. Cet encodage est aussi utilisé pour encoder les URL, dans ce cas une version adaptée (base64url), permet d’éviter des problèmes liés aux caractères `/` ou `+` qui sont déjà interprétés dans les URL. Les navigateurs modernes interprètent le contenu base64url lorsque celui-ci est validé dans leurs barre d’url. Par exemple le code compris dans les parenthèses suivantes (data:text/html;charset=utf-8;base64,w4h2ZQ==) est l’encodage de ton prénom en base64url, si tu le colles dans ta barre d’url et que tu le valides avec entrée, il sera alors interprété par ton navigateur !

Étudiant, j’ai fait un mémoire sur l’influence du design des réseaux et plateformes sociales sur la créativité des utilisateurs. J’ai découvert que dans les années 90, les listes de diffusions (ancêtres des forums web, basés sur des fils d’emails) étaient pour les premiers artistes du net, un moyen de communication et d’expérimentation facile d’accès. Ce outil de publication qui diffusait la discussion à tous les abonnés de la liste, assuraient aussi un lectorat et donc un public. Malgré les possibilités techniques restreintes par l’utilisation exclusive du texte, les net artistes exploitaient les possibilités d’expressions pour pouvoir se reconnaître entre eux. Par exemple, sur la liste de diffusion [7-11](web.archive.org/web/20100706194814/http://www.nettime.org/Lists-Archives/nettime-l-9811/msg00068.html), le net.artiste caché sous le pseudonyme m/e/t/a signait chacune de ses interventions d’une immense collection de données, comme des listes d’adresses IP sérielles2. Pour affirmer leurs identités, ces pionniers poussaient les limites des contraintes du médium : images en ASCII ou kilométrées de données dans les parties réservées aux sujets ; ce fût alors les premières véritables expériences en matière d’affirmation d’identité en ligne.

J’espère que tu vas bien depuis le Café des Délices. Je t’embrasse.

data:text/html;charset=utf-8;base64,PCEtLSBEMSAyMDE2IGJ5IFJhcGhhZWwgQmFzdGlkZSBmb3Igw4h2ZSBDaGFiYW5vbiAtLT4KPHN0eWxlPgpib2R5e2JhY2tncm91bmQ6d2hpdGU7fQppbnB1dHthbmltYXRpb246IGEgNXMgaW5maW5pdGU7fQppbnB1dHtib3JkZXI6MXB4IHNvbGlkIHB1cnBsZTsgYm9yZGVyLXJhZGl1czoxMHB4O2JveC1zaGFkb3c6MCAwIDEwcHggcGluazt9CmRpdntwb3NpdGlvbjpmaXhlZDsgdG9wOjE1dmg7IGxlZnQ6MTZ2dzsgYm94LXNoYWRvdzowIDAgMTAwcHggYmxhY2s7IGJvcmRlci1yYWRpdXM6NjB2aDsgd2lkdGg6NjB2dzsgaGVpZ2h0OjYwdmg7IH0KcHtwb3NpdGlvbjpmaXhlZDsgYm90dG9tOjBweDsgcmlnaHQ6MHZ3O3RyYW5zZm9ybTpyb3RhdGUoLTkwZGVnKTsgZm9udC1zaXplOjIwdmg7IHRyYW5zZm9ybS1vcmlnaW46Ym90dG9tIHJpZ2h0OyBjb2xvcjojMjIxO30KcDpob3Zlcnt0ZXh0LWRlY29yYXRpb246dW5kZXJsaW5lO30KQGtleWZyYW1lcyBhIHsKICAwJSB7bWFyZ2luOiAwO30KICA1MCUge21hcmdpbjogNXB4O30KICAxMDAlIHttYXJnaW46IDBweDt9Cn0KCjwvc3R5bGU+Cgo8Ym9keT4KPGRpdj48L2Rpdj4KPHA+Li4uPC9wPgo8L2JvZHk+CjxzY3JpcHQ+Cgpmb3IgKHZhciBpID0gMDsgaSA8IDEwMDsgaSsrKSB7CmIoKTsKfQoKZnVuY3Rpb24gYigpIHsKdmFyIGVsID0gZG9jdW1lbnQuY3JlYXRlRWxlbWVudCgiaW5wdXQiKTsKZG9jdW1lbnQuYm9keS5hcHBlbmRDaGlsZChlbCk7Cn0KCjwvc2NyaXB0Pg==